Comprendre • Traiter • Prévenir
Diarrhée aiguë ou chronique : plantes, réhydratation et conseils pratiques
LLa diarrhée correspond à des selles plus liquides et plus fréquentes que d’habitude. Ses causes sont diverses : infection digestive, médicament, intolérance alimentaire ou maladie intestinale, entre autres. Le premier enjeu est de compenser les pertes d’eau et de sels
Pour une diarrhée aiguë légère, certaines plantes traditionnellement utilisées comme astringents peuvent constituer un accompagnement. Une diarrhée prolongée ou récurrente demande une recherche de cause.
En résumé
La réhydratation reste la mesure centrale. La myrtille séchée, la tormentille et la cannelle de Ceylan ont une place dans l’herboristerie traditionnelle pour les troubles diarrhéiques légers. La salicaire peut être présentée comme option complémentaire. Leurs usages traditionnels et leurs mécanismes plausibles ne doivent pas être confondus avec une efficacité clinique démontrée contre toutes les formes de diarrhée.
Sélectionnez un thème pour accéder directement à la section souhaitée.
Diarrhée aiguë et diarrhée chronique : comprendre les mécanismes pour mieux agir
Les symptômes de la diarrhée et leurs origines
Les symptômes de la diarrhée se manifestent principalement au niveau du système digestif : selles liquides ou semi-liquides fréquentes, crampes et douleurs abdominales, ballonnements et, dans certains cas, fièvre ou présence de sang dans les selles. Dans les formes sévères ou prolongées, une déshydratation importante peut survenir, notamment chez le nourrisson et la personne âgée. La diarrhée chronique, qui persiste au-delà de quatre semaines, représente une forme particulièrement invalidante nécessitant un bilan digestif approfondi.
Plusieurs facteurs favorisent une diarrhée : une infection par une bactérie ou un virus, la prise d’un antibiotique perturbant la flore intestinale, certains aliments mal supportés ou une intolérance alimentaire, ainsi que le stress. Les causes de la diarrhée chez l’adulte incluent également un trouble digestif fonctionnel ou une maladie intestinale chronique. Lorsque l’intestin accélère anormalement son transit, les selles ne sont plus suffisamment déshydratées, entraînant des selles liquides et une perte d’électrolytes qui fragilise progressivement l’organisme.
Pourquoi les médicaments classiques ne suffisent pas toujours
Les médicaments antidiarrhéiques et la réhydratation orale constituent les piliers du traitement conventionnel d’une diarrhée aiguë. Cependant, une proportion significative de patients présente une observance insuffisante ou cherche à éviter certains médicaments, notamment pour les épisodes répétitifs. Ces situations expliquent l’intérêt croissant pour des approches naturelles complémentaires, à condition qu’elles reposent sur des preuves solides et soient intégrées dans une prise en charge globale.
Phytothérapie et diarrhée : ce que la science dit des traitements naturels
Les plantes riches en tanins occupent une place ancienne dans l’herboristerie des troubles diarrhéiques légers. Leur caractère astringent fournit une explication plausible à cet emploi. Les études de laboratoire sur certains constituants ne suffisent toutefois pas à prouver une action anti-infectieuse chez une personne malade. Le choix de la plante doit toujours préciser la partie utilisée et sa forme.
Examinons les options les mieux documentées pour traiter la diarrhée, en distinguant soigneusement ce qui est prouvé de ce qui relève encore de l’hypothèse.
Traitement naturel de la diarrhée : les plantes aux effets cliniquement prouvés

La myrtille : la plante de référence contre la diarrhée aiguë
La myrtille (Vaccinium myrtillus) constitue la plante médicinale la plus étudiée dans la prise en charge d’une diarrhée aiguë. Son principe actif, les tanins et les anthocyanes, réduit la perméabilité de la muqueuse intestinale, ralentit le transit et diminue la fréquence des selles liquides. Elle possède également des propriétés anti-inflammatoires reconnues sur les tissus digestifs.
Cet usage est reconnu comme traditionnel par l’EMA ; les données cliniques ne permettent pas de promettre une réduction mesurable de la durée de la diarrhée.

La cannelle (Cinnamomum verum) : antibactérienne et régulatrice du transit
La cannelle (Cinnamomum verum) est une plante dont l’écorce est utilisée en phytothérapie depuis des siècles pour soulager les troubles digestifs. Ses principes actifs, le cinnamaldéhyde et les polyphénols, exercent une action antibactérienne sur les bactéries responsables de certaines diarrhées et réduisent l’inflammation intestinale. Une étude clinique a montré une amélioration significative de la consistance des selles et de la fréquence des épisodes après plusieurs jours de traitement.
Les extraits de cannelle agissent également en modulant la motilité intestinale, contribuant ainsi à ralentir un transit trop rapide. Attention cependant : les personnes sous traitement anticoagulant doivent consulter un médecin avant toute supplémentation, en raison d’interactions potentielles avec la coagulation sanguine.

La tormentille (Potentilla erecta) : un complément efficace pour le transit intestinal
La tormentille (Potentilla erecta) est une plante dont la racine est utilisée en phytothérapie pour calmer les diarrhées et réduire l’irritation de la muqueuse intestinale. Ses tanins astringents resserrent les tissus de la paroi de l’intestin et réduisent la sécrétion excessive de liquides dans la lumière intestinale, limitant ainsi la fréquence des selles liquides.
Il s’emploie traditionnellement en tisane ou sous forme d’extrait pour les symptômes légers. Sa richesse en tanins rend cet usage plausible, tandis que la preuve clinique demeure limitée.
La camomille et les probiotiques : des remèdes naturels accessibles pour l’intestin
La camomille, la salicaire et les probiotiques
La camomille (Matricaria chamomilla) est riche en azulène et en flavonoïdes, des composés reconnus pour leurs effets bénéfiques sur la muqueuse digestive et le transit intestinal. Ces substances réduisent les spasmes intestinaux, apaisent l’inflammation de la paroi de l’intestin et contribuent à soulager les douleurs abdominales liées à la diarrhée. La camomille représente ainsi un complément naturel simple à intégrer dans la prise en charge d’un trouble digestif.
Les sommités fleuries de salicaire (Lythrum salicaria) sont décrites comme astringentes et antidiarrhéiques dans plusieurs ouvrages d’herboristerie, notamment par le docteur Valnet. Elles peuvent être mentionnées comme option traditionnelle complémentaire, sans promesse d’efficacité clinique établie.
Les probiotiques ne sont pas des plantes. Leurs résultats varient selon les souches et les situations ; ils ne doivent pas être conseillés automatiquement à toute personne présentant une diarrhée.
Les tanins végétaux : une approche astringente pour calmer l’intestin
Les tanins végétaux, présents dans le thé noir, la grenade et certaines plantes médicinales, contribuent à réduire l’inflammation aiguë de la muqueuse intestinale. Plusieurs études associent une consommation de tanins à une réduction de la fréquence des selles liquides et à une amélioration des symptômes digestifs. Leur mécanisme d’action passe par l’inhibition des médiateurs inflammatoires impliqués dans l’hypersécrétion intestinale et l’accélération pathologique du transit.
Traitement naturel de la diarrhée : approches complémentaires
L’alimentation et les micronutriments au service du transit intestinal
L’alimentation joue un rôle documenté dans la prévention et la gestion de la diarrhée. Un régime pauvre en fibres irritantes, riche en aliments faciles à digérer comme le riz, les carottes cuites et les bananes, est associé à une réduction des troubles digestifs. Le zinc, les électrolytes et les probiotiques sont des micronutriments particulièrement bénéfiques pour l’intestin. À l’inverse, certains aliments gras, épicés ou riches en lactose peuvent provoquer une diarrhée ou aggraver les selles liquides lors d’un épisode aigu.

La réhydratation : un pilier incontournable de la prise en charge de la diarrhée
Maintenez une alimentation adaptée à l’appétit et à la tolérance, sans prolonger inutilement un régime restrictif. Le riz, la banane ou la carotte cuite peuvent être des choix simples parmi d’autres aliments tolérés ; aucun n’est une garantie de guérison. En présence d’un risque de déshydratation, une solution de réhydratation orale apporte également les sels perdus. Chez le nourrisson, poursuivez l’alimentation habituelle et demandez rapidement un avis médical.

Comment gérer l’hydratation et les habitudes de vie pour réduire les symptômes de la diarrhée
La gestion des habitudes quotidiennes est souvent négligée dans la prise en charge de la diarrhée. Il est recommandé de maintenir une bonne hydratation tout au long de la journée pour compenser les pertes en liquides liées aux selles liquides et prévenir tout signe de déshydratation. Évitez les aliments irritants pour l’intestin, limitez les boissons sucrées ou gazeuses, et préférez des repas légers et fractionnés pour ne pas surcharger le système digestif en période de diarrhée.
Quelles sont les 5 habitudes à éviter en cas de diarrhée ?
Cinq habitudes sont particulièrement déconseillées en cas de diarrhée : consommer des aliments gras ou épicés (irritation intestinale), boire des boissons alcoolisées ou très sucrées (aggravation des selles liquides), s’automédimenter avec un antibiotique sans avis médical (déséquilibre de la flore intestinale), négliger la réhydratation orale (risque de déshydratation), et reprendre une alimentation normale trop rapidement avant la stabilisation du transit. Ces habitudes aggravent les symptômes et peuvent transformer un épisode bénin en diarrhée persistante.
Ces recommandations s’inscrivent dans une approche globale : réduire les facteurs aggravants, maintenir une hydratation suffisante et adapter les habitudes de vie pour diminuer la durée et l’intensité des cas de diarrhée au quotidien et préserver la qualité de vie.
Comment prévenir et soulager la diarrhée naturellement : hygiène de vie
Les traitements naturels de la diarrhée fonctionnent mieux lorsqu’ils sont associés à des mesures d’hygiène de vie adaptées. Voici les recommandations fondées sur les données disponibles :
- Buvez régulièrement de l’eau ou une solution de réhydratation orale : compenser les pertes en liquides est la priorité absolue lors d’un épisode de diarrhée, en particulier chez le nourrisson et la personne âgée
- Évitez les aliments irritants pour l’intestin : privilégiez le riz blanc, les carottes cuites, les biscottes et les bananes pendant la phase aiguë de la diarrhée
- Adoptez une alimentation pauvre en graisses et en sucres rapides pour ne pas accélérer davantage le transit intestinal et aggraver les selles liquides
- Prenez vos probiotiques dès le début d’un épisode de diarrhée, notamment en cas de prise d’antibiotique, pour soutenir la flore intestinale
- Fractionnez vos repas en petites quantités lors des périodes de convalescence pour favoriser la récupération digestive et réduire l’irritation intestinale
- Lavez-vous soigneusement les mains après chaque passage aux toilettes et avant les repas, ce qui limite la transmission des bactéries responsables de la diarrhée infectieuse et réduit le risque de contamination de l’entourage.
- Maintenez une bonne hygiène alimentaire : veillez à la conservation des aliments, évitez les préparations douteuses et respectez la chaîne du froid, un facteur de risque majeur de la diarrhée du voyageur qui favorise les infections intestinales et aggrave les symptômes digestifs.
Quel est le traitement de la diarrhée chronique ?
Il n’existe pas de traitement unique contre la diarrhée chronique. La prise en charge repose sur une approche multimodale : réhydratation orale, traitement médicamenteux adapté à la cause si nécessaire, plantes comme la tormentille et la camomille, et adaptation de l’alimentation. Certains aliments fermentés comme le yaourt ou la choucroute sont également bénéfiques pour la flore intestinale. Les approches naturelles les mieux documentées réduisent les symptômes de manière significative dans les formes légères à modérées d’une diarrhée persistante.
En cas de diarrhée sévère, avec présence de sang dans les selles ou suspicion d’infection bactérienne grave, un traitement médical est indispensable. La phytothérapie constitue alors un complément, non un substitut au suivi médical. Consultez votre médecin traitant pour un diagnostic précis avant toute option naturelle.
Comment soigner la diarrhée par les plantes : réponses aux questions fréquentes
Quels sont les signes d’une diarrhée nécessitant une consultation ?
Les signes d’une diarrhée préoccupante incluent : des selles liquides survenant plus de six fois par jour, une fièvre élevée associée à la diarrhée, la présence de sang dans les selles, des signes de déshydratation tels que sécheresse de la bouche, soif intense ou urines très foncées, et une diarrhée qui persiste au-delà de 48 heures chez l’adulte. Ces symptômes s’aggravent généralement en cas de déshydratation non traitée, d’infection bactérienne sévère ou chez les personnes fragilisées.
Est-ce que la diarrhée chronique se guérit ?
La diarrhée chronique ne se résout pas spontanément comme une diarrhée aiguë, mais elle peut être efficacement contrôlée grâce à une prise en charge adaptée. La réhydratation orale, les probiotiques, les plantes médicinales et les mesures d’hygiène de vie stabilisent les troubles digestifs. Le risque principal est de retarder un diagnostic médical : une bactérie ou un trouble intestinal sous-jacent peut aggraver les symptômes de la diarrhée chronique, nécessitant un bilan approfondi.
Au-delà des plantes, quelles sont les autres approches naturelles contre la diarrhée ?
Au-delà de la phytothérapie, certaines pratiques constituent des approches naturelles intéressantes : la gestion du stress par la relaxation, les massages abdominaux doux, ou une alimentation adaptée et progressive. Les probiotiques alimentaires comme le kéfir ou le yaourt nature stimulent la flore intestinale, améliorent la résistance de l’intestin aux infections et limitent la durée des épisodes de diarrhée.
Quelle alimentation adopter en cas de diarrhée ?
Une alimentation favorable privilégie les aliments faciles à digérer et pauvres en fibres irritantes lors d’un épisode de diarrhée. Limitez le lait, l’alcool et les aliments très gras qui accélèrent le transit intestinal. Une alimentation équilibrée contribue à restaurer un transit normal, à réduire les selles liquides et à prévenir la récidive des cas de diarrhée chronique.
Précautions essentielles et quand consulter un médecin en cas de diarrhée
Les précautions dépendent de la partie de plante et de la préparation utilisée. Une allergie connue à une plante interdit son emploi. La camomille est à éviter en cas d’allergie aux Astéracées ; la cannelle, en cas d’allergie à la cannelle ou au baume du Pérou. L’usage médicinal de la cannelle, de la tormentille, de la camomille et de la salicaire pendant la grossesse ou l’allaitement mérite un avis professionnel en raison de données limitées. Pour la myrtille sous forme de fruit séché, la monographie européenne ne retient pas cette interdiction générale.
Les tanins de la tormentille peuvent retarder l’absorption d’autres médicaments pris par voie orale. Les probiotiques doivent être considérés selon le produit : les préparations contenant Saccharomyces boulardii présentent un risque particulier chez les personnes gravement immunodéprimées, en état critique ou porteuses d’un cathéter veineux central. En cas de traitement important, de maladie chronique ou de doute sur une préparation, demandez conseil à un professionnel de santé.
Voici les points critiques à connaître :
| Plante ou produit | Partie ou forme concernée | Précautions et contre-indications | Interactions et points à vérifier |
|---|---|---|---|
| Myrtille | Fruit mûr séché | Éviter en cas d’allergie à la myrtille. L’usage chez le jeune enfant n’est pas établi. La monographie européenne n’interdit pas le fruit séché pendant la grossesse ou l’allaitement. | Aucune interaction médicamenteuse rapportée dans la monographie européenne pour cette préparation. Ne pas extrapoler aux feuilles, aux extraits concentrés ou à d’autres produits de myrtille. |
| Tormentille | Rhizome | Éviter en cas d’allergie connue. L’usage médicinal pendant la grossesse, l’allaitement et chez l’enfant n’est pas suffisamment établi. Des troubles digestifs légers peuvent survenir. | Ses tanins peuvent retarder l’absorption de médicaments pris par voie orale ; demander conseil si un traitement est en cours. |
| Cannelle de Ceylan | Écorce, hors huile essentielle | Éviter en cas d’allergie à la cannelle ou au baume du Pérou. Demander conseil en cas d’ulcère digestif, de grossesse ou d’allaitement. L’huile essentielle ne se confond pas avec l’écorce en tisane. | Aucune interaction médicamenteuse rapportée dans la monographie européenne de l’écorce ; ne pas attribuer systématiquement à cette forme les interactions supposées d’autres préparations. |
| Salicaire | Sommités fleuries | Éviter en cas d’allergie connue. Par manque de données adaptées, demander conseil pendant la grossesse ou l’allaitement. | Aucune interaction connue dans le guide de Dubray ; signaler néanmoins les traitements en cours au professionnel consulté. |
| Camomille allemande | Fleurs | Éviter en cas d’allergie à la camomille ou aux Astéracées. Des réactions allergiques parfois importantes sont rapportées. Demander conseil pour l’usage médicinal pendant la grossesse ou l’allaitement. | Faire vérifier l’association avec un traitement sensible si l’usage de préparations concentrées est envisagé ; ne pas généraliser une interaction à la simple infusion. |
| Probiotiques | Produit identifié par sa souche | La sécurité dépend du produit. Les préparations contenant Saccharomyces boulardii sont contre-indiquées dans certaines situations d’immunodépression sévère, d’état critique ou de cathéter veineux central. | Vérifier la souche et la situation clinique avant de recommander un produit ; ne pas appliquer une règle unique à tous les probiotiques. |
Consultez impérativement votre médecin traitant si vous présentez : une diarrhée accompagnée de sang dans les selles, une fièvre élevée ou des signes de déshydratation importants, une diarrhée qui dure plus de 48 heures chez l’adulte ou plus de 24 heures chez le nourrisson, ou si les symptômes de la diarrhée s’aggravent malgré les mesures prises. Ces signes peuvent signaler une infection bactérienne grave ou un trouble intestinal nécessitant un traitement urgent. Toute personne souffrant d’une diarrhée persistante devrait bénéficier d’un bilan digestif complet.
Conclusion : une approche raisonnée pour traiter la diarrhée par les plantes
L’herboristerie offre plusieurs options traditionnelles cohérentes pour accompagner une diarrhée aiguë légère, surtout la myrtille séchée, la tormentille et la cannelle de Ceylan, avec la salicaire comme possibilité complémentaire. Leur intérêt repose sur une longue tradition d’emploi et des mécanismes plausibles. La réhydratation, la surveillance des signes d’alerte et l’identification de la cause en cas de diarrhée prolongée restent essentielles.
Information santé : ce contenu est informatif et ne remplace pas l’avis d’un médecin. N’interrompez pas un traitement prescrit et demandez conseil avant d’utiliser une plante ou un complément contre la diarrhée, notamment en cas de médicament en cours, de grossesse ou d’allaitement.
Sources scientifiques
Agence européenne des médicaments (EMA). European Union herbal monograph on Vaccinium myrtillus L., fructus siccus. 2015. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21069673/
Agence européenne des médicaments (EMA). Community herbal monograph on Potentilla erecta (L.) Raeusch., rhizoma. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21930279/
Agence européenne des médicaments (EMA). Community herbal monograph on Cinnamomum verum J. S. Presl, cortex. 2011. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29625720/
Agence européenne des médicaments (EMA). Matricariae flos, herbal medicinal product. 2016 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29625720/
Organisation mondiale de la santé (OMS). Diarrhoea. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29625720/
Collinson S, et al. Probiotics for treating acute infectious diarrhoea. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2020. DOI : 10.1002/14651858.CD003048.pub4. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29625720/